Construction d’un mur de soutènement

Le mur de soutènement retient la poussée des terres.
La construction d’un mur de soutènement peut s’effectue de diverses façons : le mur en bloc à bancher et le mur de soutènement en L sont des solutions courantes.
On vous explique comment construire un mur de soutènement.

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Les techniques de construction d’un mur de soutènement

Le mur de soutènement est un mur qui « retient » la poussée des terres.

La construction d’un mur de soutènement peut s’effectuer de diverses façons :

  • Le bloc à bancher : il s’agit du procédé constructif le plus accessible ;
  • Le panneau préfabriqué : il présente une forme de « L ». Ce mur est adapté aux parois de grandes hauteurs. Il est mis en place par levage ;
  • Le moellon : il relève de la maçonnerie courante. On veillera à ce que sa largeur soit suffisante pour retenir les terres.
  • Les autres techniques : on peut assembler un mur de soutènement avec d’autres procédés constructif comme le bois, le gabion ou encore le béton banché.

Maintenant que nous avons une vue plus claire sur les procédés de construction de mur de soutènement, voyons les grandes étapes de réalisation d’une telle paroi.

Les 4 étapes de construction d’un mur de soutènement

La construction d’un mur de soutènement est réalisé selon les étapes suivantes :

#1 : étude béton armé

Selon la hauteur du mur, une « étude béton armé » peut être requise.

En général :

  • Pour un mur de ~50 cm à 1m50 on a pas forcément besoin d’une étude béton armé ;
  • Au-delà des 1m50 et en fonction des remblais que l’on a derrière, c’est bien de faire une étude en béton armé

Pour information, l’étude en béton armé évalue les contraintes s’appliquant sur l’ouvrage, et définit les renforts en acier à appliquer.

#2 : La fondation

En deuxième lieu, on réalise les fondations du mur.

Pour le mur banché

On réalise une fondation un peu plus large qu’un mur traditionnel (ex : au lieu de mettre ~50 cm, on va mettre 60 à 70 cm).

Le mur est légèrement déporté sur la fondation, pour faire un effet « bras de levier » i.e. la plus grosse partie de la fondation se trouve sous la partie qui va être remblayée.

On prendra soin de bien faire ressortir les attentes pour le ferraillage vertical.

Pour le béton préfabriqué

Les fondations d’un mur de soutènement en L sont réalisées avec une couche de béton ferraillé relativement épaisse. La couche de béton est surfacée pour obtenir une bonne planéité. Si elle n’est pas parfaitement droite, on peut ajouter une couche de mortier de scellement.

Pour fixer le mur en L, on utilise un système de fixation par vissage (ou équivalent), bien que ce ne soit pas toujours obligatoire.

#3 : assemblage du mur de soutènement

Une fois les fondations terminées, il ne reste qu’à poser le mur de soutènement, puis à remblayer.

Quelques conseils :

  • Utilisation d’un hydrofuge : pour la partie du mur qui va être enterrée, on applique un mortier hydrofuge ou une nappe de protection, pour éviter que l’humidité ne traverse le mur. En effet, si vous mettez un enduit extérieur, l’humidité traversante risque d’endommager l’état de surface.
  • Pour éviter les accumulations d’eau en pied de mur, vous pouvez mettre en place un système de « drain » le long du mur.
  • Pour le mur en bloc à bancher, attendez le temps réglementaire (~3 semaines-1 mois) avant de remblayer

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